Sa démonstration de force au Monte-Carlo pouvait laisser présager une domination sans partage. Seulement le périple suédois qui s’en est suivi ne lui a pas apporté les lauriers escomptés. A l’heure d’attaquer le rallye du Mexique, troisième acte de la saison WRC, Sébastien Ogier n’est pas le patron. Un affront que le champion sortant va tenter de laver dans la touffeur mexicaine.


Sébastien Ogier entend reprendre son trône au Mexique.

Jari-Matti Latvala ne s'y trompe pas: "Seb a faim de victoire" à l’heure de prendre part au rallye du Mexique, troisième manche du championnat du monde des rallyes. Leader du WRC après les escales au Monte-Carlo et en Suède, le pilote finlandais du team Volkswagen sait que son coéquipier Sébastien Ogier va tout mettre en œuvre ce week-end pour récupérer son trône. D’où une certaine défiance pour ne pas dire résignation dans ses propos: "Bien sûr que je souhaite devenir champion du monde. Je travaille pour cela. Mais plusieurs pilotes partagent ce rêve, et Seb est très fort ! Quiconque veut le battre doit être au top en permanence, et sur toutes les surfaces."

La terre en l’occurrence n’est pas pour déplaire au Gapençais, celle du Mexique en particulier. L’an dernier à Leon, le champion du monde en titre a mis fin à la série triomphale de Sébastien Loeb et de Citroën, lesquels avaient fait leur le rallye local depuis 2006. La consécration logique et incontestable – avec 3’26 d’avance sur son premier dauphin d’alors, Mikko Hirvonen – d’un pilote vainqueur de ce même rallye cinq années plus tôt, à l’échelle du JWRC. Un extra-terrien qui la saison précédente avait su placer sa Skoda Fabia S2000 en huitième position, devant les WRC d’un Thierry Neuville ou d’un Ken Block…

"C’est un rallye que j’adore, confirme l’intéressé dans un communiqué estampillé Volkswagen. Le but cette année est bien sûr de réitérer la performance de la saison passée." Cela armé d’une solide confiance en son bolide: une Polo qui en 2013 s’était parfaitement acclimatée aux rudes conditions mexicaines, quand la concurrence fut accablée par la chaleur et le manque d’oxygène d’un rallye couru à près de 2 000 mètres d’altitude moyenne. "Notre moteur avait été l’une de nos forces l’an dernier. Contrairement à nos rivaux, nous n’avions pas vraiment souffert du manque d’air et de la déperdition de puissance qui en découle normalement", note Sébastien Ogier, pleinement conscient de ses atouts. Pour le coup, Jari-Matti Latvala, certes handicapé par sa position d’ouvreur lors de la première étape, vendredi, n’aura rien à lui envier…