Ecrasant Vettel !
Sebastian Vettel s’élancera depuis la pole position du Grand Prix de Singapour, dimanche. Encore une fois, le champion du monde en titre semble posséder une marge sur la concurrence emmenée par Rosberg (Mercedes) 2e et Grosjean (Lotus) 3e.

Et dire qu’il n’a même pas eu besoin d’effectuer un dernier tour rapide… C’est depuis les stands, avec un petit brin d’appréhension tout de même, que Sebastian Vettel a vécu la toute fin des qualifications du Grand Prix de Singapour. Cela ne l’a évidemment pas empêché de terminer avec l’index levé, symbole d’une position idéale sur la grille de départ dimanche. De fait, avec un temps de 1'42"841, il s’est senti suffisamment fort pour ne pas ressortir et ainsi économiser des gommes en vue d’une course qui lui tend les bras.
Une attitude qui peut paraître arrogante mais qui suit une logique parfaitement cartésienne de la part de Red Bull. Elle n’avait pas hésité par exemple à faire rouler ses deux pilotes en pneus medium en Q1 (seul Grosjean en a fait de même). L’écurie autrichienne ressemble plus que jamais à un rouleau compresseur que la concurrence ne parvient plus à stopper. Vettel a bien retenu son souffle quelques secondes avec la belle performance de la Mercedes de Nico Rosberg qui échoue finalement à moins d'un dixième. Une mini-frayeur bien vite effacée...
Grosjean s'éclate
L’autre belle performance est à mettre au crédit d’un Romain Grosjean clairement dans le coup pour viser un podium en course. Déjà très consistant samedi matin lors des essais libres 3, il n’a eu de cesse de lutter aux avant-postes et sa 3e place sur la grille apparaît comme une juste récompense. Le Français parvient même à devancer un Mark Webber qui ambitionnait de chiper la pole à son compagnon d’écurie avant un dernier secteur manqué (3 dixièmes perdus) pour une 4e place qui apparaît, du coup, un brin décevante.
Cela n’a rien à voir avec la très modeste 7e place d’un Fernando Alonso qui concède plus d’une seconde au leader et qui a dû hausser le ton pour que toute l’équipe se reconcentre pleinement sur la course actuelle plus que sur la saison à venir… Les rumeurs vont d’ailleurs bon train le concernant, la dernière faisant état d’un intérêt de McLaren. Enfin, celui qui sera sans doute son coéquipier la saison prochaine chez Ferrari, Kimi Räikkönen, souffrant du dos, termine 13e, et donc loin du compte, juste derrière la Toro Rosso de Jean-Eric Vergne.
