Sans pression après la perte du championnat du monde, Nico Rosberg prend un plaisir évident à gâcher le plaisir de Lewis Hamilton en cette fin de saison. Pour la 6e fois consécutive, l’Allemand s’élancera en pole position dimanche au Grand Prix d’Abu Dhabi devant son coéquipier. Grosse contre-performance de Sebastian Vettel qui échoue en Q1.  


Et de six ! Nico Rosberg (Mercedes) n'en finit plus de gâcher le plaisir de son coéquipier Lewis Hamilton (Mercedes), empêché de fêter comme il le voudrait son titre de champion du monde par l'Allemand crédité ce samedi, sur le circuit de la Yas Marina baigné par la lumière du soleil couchant, de sa sixième pole consécutive (la 22e de sa carrière) à l'issue des qualifications du Grand Prix d'Abu Dhabi. Et de quelle manière puisque Rosberg, sur sa dernière tentative (1'40"237), vient devancer Hamilton (1'40"614), qui semblait pourtant intouchable en début de séance, dominée en Q1 et Q2, avec un écart considérable de près de quatre dixièmes ! Un véritable gouffre à l'échelle du duel cette saison entre les deux hommes.

Il y a aura bien une Ferrari en deuxième ligne, au côté de l'inattendu Sergio Perez (1'41"184), qui confirme le très bon début de week-end des Force India, mais ce ne sera pas, une fois n'est pas coutume, la voiture rouge de Sebastian Vettel, mais bien celle de son coéquipier Kimi Raïkkonen (1'41"051) enfin épargné par la poisse. Vettel, lui, connaît les affres d'une élimination dès la Q1, suite à un choix de pneumatiques un brin osé, et s'élancera de la 16e position. "Je pensais que le tour avec le train de pneus tendres suffirait, mais ce n’était pas le cas...", commentera à chaud le quadruple champion du monde, ajoutant tout de même : "Il est possible de doubler ici…"

Pour sa dernière course à bord de la Lotus, Romain Grosjean avait sans doute espéré autre chose que cette quinzième place en qualifications: le Français, victime d'un problème mécanique, a dû garer sa monoplace en cours de Q2. Forcément déçu. "Ce n’est pas une surprise que des pièces cassent en fin de saison. On va peut-être devoir partir en dernière position avec cinq places de pénalité (en cas de changement de boîte de vitesses). On veut se battre pour le championnat des constructeurs contre Toro Rosso, qui a une voiture en Q3. La course va être compliquée, c’est un circuit où c’est dur de doubler comme on l’a vu avec Alonso et Petrov il y a quelques années (2010). Maintenant, on va essayer de prendre du plaisir et essayer d’attaquer jusqu’au bout."

Q1:

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Q2:

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Q3:

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Récap:

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