Sebastian Vettel a signé sa deuxième victoire de la saison, dimanche, en s'imposant lors du Grand Prix de Bahreïn. Le champion du monde en titre a dominé ce Grand Prix de bout en bout, au cours duquel les Lotus Renault ont nettement redressé la barre, Kimi Raïkkönen et Romain Grosjean se hissant tous deux sur le podium. Ferrari, pour sa part, a vécu un dimanche noir.


Sebastian Vettel a fait cavalier seul à Bahreïn.

On prend les mêmes, et on recommence. Le podium de l’édition 2013 du Grand Prix de Bahreïn est exactement le même que son prédécesseur. Vettel, Raïkkönen, Grosjean, trois hommes visiblement heureux de retrouver les honneurs du champagne et de l’estrade, qui n’ont pourtant pas du tout vécu la même course.

Parti deuxième derrière Rosberg, Sebastian Vettel connaît un premier tour difficile, puisqu’il voit Fernando Alonso le dépasser, le temps de quelques virages seulement. Dès le troisième tour, le triple champion du monde allemand déposeNico Rosberg pour s’emparer du leadership, une place qu’il ne lâchera que quelques tours au quart de la course au gré des arrêts aux stands. Une période profitable à Paul Di Resta, éphémère leader, qui échouera au pied du podium une fois passé le drapeau à damiers.

10, puis 20 secondes, Vettel écrase la concurrence et creuse l’écart, suffisamment pour conserver la tête après son arrêt aux stands. Le pilote Red Bull est donc tranquille, loin devant les autres, au contraire de ses poursuivants qui se livrent une lutte acharnée. Rosberg, handicapé par des pneus qui se dégradent trop vite, ne peut suivre le rythme tenu par les Lotus Renault de Raïkkönen et Grosjean ainsi que la Force India de Di resta. Au jeu du DRS, « Iceman » passe l’Ecossais dans le 34e tour, imité par son coéquipier dans le 52e tour, à cinq tours donc de l’arrivée.

Au moment de franchir la ligne d’arrivée, la joie des trois hommes de devant est visible, notamment Romain Gorsjean, qui ne cache pas son soulagement au micro de David Coulthard sur le podium :  "Mes premières courses n’étaient pas au niveau, il était important de retrouver des sensations, j’allais vite en piste, je suis très heureux", partageait le natif de Genève, dont la saison a peut-être vraiment débuté dimanche. Aux antipodes de la soupe à la grimace vécue dans les rangs Ferrari…

Quatre petits points pour Ferrari

Tout avait pourtant bien commencé pour la Scuderia, puisque Fernando Alonso, parti troisième, passe deuxième au cinquième tour en profitant de son DRS. Un avantage technologique qui va quelques courbes plus tard se retourner contre le double champion du monde. Dans le 8e tour, Alonso fait usage de son DRS, mais celui-ci ne se referme pas ! Privé d’adhérence, le natif d’Oviedo est contraint de repasser par les stands, où les techniciens parviennent à refermer l’aileron… Mais un tour plus tard, Alonso fait à nouveau usage de son DRS, qui reste à nouveau bloqué en position ouverte ! Nouveau passage par les stands pour Alonso, qui en ressort non loin de la 20e place et dit adieu à ses espoirs de podium.

Un coup dur pour l’écurie au cheval cabré, qui ne trouvera pas de consolation au regard de la course vécue par Felipe Massa. Le Brésilien, toujours bloqué dans le peloton après avoir raté son départ, va connaître sur le circuit de Sakhir trop de problèmes de gomme pour se mêler à la lutte. Après avoir changé son pneu arrière droit trop détérioré, Massa le voit, au 37e tour, se déchirer purement et simplement. Résultat final, Alonso se classe huitième, Massa quinzième, Ferrari ne marque que quatre points et voit Lotus Renault lui passer devant au classement des écuries.Red Bull, pour sa part, est déjà devant.